Sous le ciel lourd chargé d’éclairs,
Mes yeux écoutent la lumière,
Sourde et divine symphonie
De sons qui grondent en harmonie.
A cet instant tout m’indiffère,
Tout sauf la Terre et notre Temps.
J’entends gémir dans le tonnerre
L’argent, la mort, la vie, le sang.
J’oublie les détails des jours,
Travail, factures, impôts, amour.
Je délaisse les soucis des foules,
Essaim de mouches au nez qui coule.
Dans le feu des nuages bas
Résonnent les vœux qu‘avait Maria,
Souhaits d’entente confraternelle,
Paix et respect universels.
Ni le retour des morts prophètes,
Aidons-nous et sauvons les autres,
Balayons les prétendues dettes.
Associons les efforts utiles,
A des États ôtons la tête.
Aux privilèges soyons hostiles,
Partageons vivres et richesses,
Brûlons les bourses, vidons les caisses,
Rappelons aux grands de ce monde
Que l’avarice n’est pas féconde
Et qu’ils auront à en découdre
Quand s‘uniront toutes les foudres.