Les serpents te hantent, assiègent tes nuits,
Je sais l’épouvante, le son de tes cris.
Je connais l’horreur des mots de tes phrases
Quand ton corps trempé s’ébroue en hurlant.
Le bois du lit saigne et les draps s’embrasent
Et si enfin cessent cinq cents sifflements,
Seule une caresse peut-elle apaiser
L’attaque sournoise des sillons stridents ?