Tu viendras me le dire même si je dois souffrir. J’attendrai la nouvelle sans la rêver trop belle. Si mon temps m’est compté, ardemment, je vivrai. Je lui résisterai, des heures, des années. J’écrirai, je créerai, je crierai, j’en chanterai. Je raclerai le fond de mon inspiration, j’entonnerai des chansons jusqu’à ma crémation. Dans le bleu des braises craquantes, je sifflerai en dilettante, je vous lirai des phrases lentes, phrases éternelles, mots d’étincelles. Phrases indécentes, phase mourante, face partante. S’éteindra l’homme, volera l’âme. Veillera l’âme sur vos feux.