Lorsque de nos semelles nous foulons les graviers,
Que nos pas, côte à côte, embrassent l’herbe des prés,
Lorsque nos traces unies marquent le sable et l’argile
Ou caressent l’asphalte sur les trottoirs des villes…
Alors je suis heureux de partager ces heures,
De goûter avec toi les cent joies du marcheur :
L’appétit et la soif bonifiés par l’effort
Et l’amour du repos qui ressource nos corps,
L’euphorie ravissante galopant dans nos
têtes,
La rumba de deux cœurs délirant en cachette,
Le mystère d’une idylle dévouée à la Terre,
Aubade d’âmes libres, rayonnantes et légères,
Escapades d’un jour, d’une vie, de mille instants,
Chemin après chemin, sans frein, croquer le Temps.